Pérégrinations à Hanoi, mercredi 7 mars 2018

(Je vois de la poésie dans cette photo; ma mère, pas du tout!)

Nous sommes partis plus tôt, ce matin, en direction de la pagode bâtie sur un seul pilier, vestige reconstruit des cités qui ont précédé Hanoi sur le site (l’histoire du Vietnam est remarquablement complexe, et celle de ses cités l’est aussi). « Reconstruit », parce que cette pagode millénaire a été détruite deux fois, la dernière par les Français, en 1947.

Le chemin pour y aller passe devant le musée d’histoire militaire du Vietnam et le parc Lénine, avec une statue géante de ce cher Vladimir (non, pas de photo; depuis que j’ai entamé la lecture de l’Archipel du goulag, Vlad n’est plus mon ami). La pagode est dans un grand parc où il y a aussi le musée Ho Chi Minh, la maison sur pilotis d’Ho Chi Minh, le musée Ho Chi Minh et le mausolée de devinez qui… Ledit mausolée est un bâtiment cubique à colonnes de style vachement soviétique, installé à côté de vastes estrades sur une place immense où ne passe aucune voiture, ni touriste étranger d’ailleurs, et entouré par des tas de clôtures et un certain nombre de gardes.

Après la visite et un excellent café vietnamien à un endroit où B. Obama, H. Clinton et V. Poutine ont fait comme nous (pas en même temps), nous reprenons le chemin vers notre quartier, en fait vers un restaurant dont Quynh a entendu beaucoup de bien…

… Des fois, je me suis fait la remarque qu’il y avait peut-être un peu de Québec – Montréal dans la relation Hanoï – Saïgon: nord-sud, capitale-métropole, administration-commerce… Mais il y a quelque chose à Hanoï qu’il n’y a pas à Québec: cette présence militaire, autour du mausolée, oui, mais encore plus autour du ministère de la Défense, où les gardes sont beaucoup plus sérieux qu’autour du mausolée, où des rues entières sont fermées à la circulation et aux piétons (sans que ce ne soit indiqué sur les cartes), où il n’y a pas de vendeurs de rue mais où il y a un Army Hotel au coin d’une rue avec un café qui s’appelle Open Space… je ne plaisante pas. Le garde qui a refoulé un jeune homme qui voulait s’en approcher ne plaisantait pas non plus…

Il y a aussi du chien au menu de certains comptoirs de bouffe de rue. Non, je n’ai pas pris de photo; j’espère être cru sur parole.

Et, alors que le Canada s’interroge sur la légalisation de la marijuana, il y a ici une abondance surprenante de pipes à opium… Oui, en pleine rue. Je connais maintenant leur bruit caractéristique. Non, je n’ai pas contrôlé si c’est bien de l’opium qui est fumé. Reste que…

Il y a aussi… je ne sais pas si je devrais m’en préoccuper… un certain nombre d’occidentaux, généralement trentenaires ou carrément entre deux âges, qui se  promènent au bras de jeunes Vietnamiennes… C’était le cas aussi à Saïgon et Hué, oui…

Il n’y a pas non plus de mention de la fermeture des petits restos pour l’heure de dîner des employés. C’est de l’ordre du désagréable… mais moins grave que certains autres points soulevés plus haut. Reste que le premier resto où nous voulions aller était fermé. Le second, où nous sommes arrivés une demi-heure plus tard, l’était aussi. Il a fallu attendre la réouverture, un autre vingt-cinq minutes plus tard, pas totalement sereinement (Quynh a sauvé la situation), pour déguster d’excellentes crêpes vietnamiennes, très différentes des crêpes que nous connaissons.

Il y a aussi de la danse en ligne au bord du lac Hoan Kiem; les hommes participent peu.

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Jusqu’à maintenant, nous avons été gâtés par la météo. Là, il fait un orage assez impressionnant.

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